OLYMPIQUE DE PARIS - MARSEILLE 1-0


OLYMPIQUE DE PARIS 1MARSEILLE 0
Coupe de France
7000 spectateurs
01/03/1925
Lyon
Nombreux public, 28 000 F

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Compte rendu dans la presse — Gallica (BnF)
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Les Champions de France sont éliminés par les Champions de Paris

Olympique de Paris bat Olympique de Marseille par 1 but à 0

LYON. — On ne dira plus que les Lyonnais se confinent dans une torpeur regrettable vis-à-vis du football, car malgré la concurrence des courses hippiques et de deux matches de rugby, une foule de plus de 7.000 personnes se pressait au Stade des Iris.

La recette dépassa 28.000 francs, chiffre qui n'avait jamais été atteint à Lyon. Tout contribua d'ailleurs à donner une allure grandiose à cette manifestation du ballon rond, car à la pluie de ces jours derniers succéda une journée printanière. Le terrain était en excellent état.

La partie donna lieu à une lutte acharnée, indécise. Jusqu'au coup de sifflet final aucune équipe ne parvint à accuser une supériorité marquée sur l'autre. Tour à tour les deux gardiens de but furent mis en danger, mais les défenses, supérieures aux attaques, s'opposèrent avec bonheur à toutes les tentatives esquissées.

Le jeu pratiqué fut loin d'être académique, et rares furent les mouvements d'ensemble savamment combinés. On procéda plutôt par poussées spasmodiques et par efforts individuels. Mais l'intérêt ne faiblit pas un instant, tant étaient grandes l'activité débordante et le courage déployés par tous de part et d'autre.

Les lignes d'avants firent preuve d'un manque de cohésion flagrant. Quant aux demis, leur action fut plutôt défensive, car leurs services furent faibles dans l’ensemble, surtout en première mi- temps, où le jeu se cantonna au centre du terrain. Par la suite, les Parisiens exercèrent une pression assez forte et mirent à profit une faute de Bastiani pour marquer le but vainqueur. Les Marseillais, emmenés par un Boyer déchaîné, après un moment d’affaiblissement refoulèrent leurs opposants et demeurèrent pendant de longues minutes devant les buts adverses ; il fallut tout le brio de Cottenet pour les empêcher d’égaliser.

Sur la fin, devant l’inutilité de ses efforts, Marseille desserra son étreinte et Paris redevint dangereux.

L’Olympique de Paris mérita sa victoire, mais cependant l’O.M. ne sort pas diminué, seulement son team comprend quelques trous qui lui interdisaient de viser plus haut. Le onze parisien a laissé une plus forte impression d’équipe tenace, décidée et inlassable.

La partie

Boyer donne le coup d’envoi, et de suite les Méridionaux sont dangereux. Hutois sert Durbec, qui centre sur la ligne de but, mais Audin dégage ; Dupoix alimente son attaque en de nombreuses occasions, mais Baron, trop souvent hors jeu, arrête de beaux mouvements offensifs de son équipe. Sur coup franc tiré par Jacquier, Dupoix manque la réception et Boyer, qui a surgi, envoie de peu au-dessus. Deux corners contre Paris sont bien dégagés par Remirez et Audin. La pression marseillaise se détend un peu, et Mistral donne de l’air à son équipe.

Un beau déboulé de Fifi serait même dangereux pour Marseille, si Baron n’était pas encore hors jeu.

Boyer et Crut combinent agréablement, mais le trio défensif adverse arrive à les arrêter en de nombreuses occasions. Sur un joli centre d'Ursule, Bastiani est en grand danger et ne peut que dégager en corner. L'ailier gauche marseillais, très rapide, dribble Remirez et Audin, et arrive devant Cottenet : mais, en voulant trop bien placer sa balle, il la met à côté.

Paris en danger

Sur une nouvelle attaque de Boyer, Cottenet garde sa balle, et il s'en faut de peu que Crut, qui a suivi, ne marque ; néanmoins, Cottenet arrive à dégager, mais son dégagement, faible, est repris par Boyer, qui shoote ; le goal keeper parisien serait battu si Audin ne sauvait in extremis de la tête. Peu après, c'est au tour de Bastiani d'être en danger ; sur un shot d'Etienne, il est chargé durement par Mistral, mais il peut dégager en corner, qui ne donne aucun résultat. Une belle descente de Subrini, terminée par un centre impeccable, donne à Boyer une belle occasion, mais il envoie au-dessus. La mi-temps arrive peu après.

La reprise

Dès le début de la deuxième partie du jeu, les Parisiens se montrent dangereux, mais Jacquier et Seitz ne sont jamais mis en défaut. Dans le camp des verts, Remirez, très actif, donne de belles occasions à Baron, que celui-ci n'utilise pas toujours au mieux. Sur un coup franc en faveur de Marseille, Boyer s'empare de la balle, dribble Dupoix et Vignoli et arrive seul devant Cottenet. Ce dernier n'hésite pas et lui plonge dans les jambes, sauvant ainsi un but que l'on croyait acquis aux champions de France.

Le but décisif

La partie se continue assez égale, les efforts personnels de Mistral et de Boyer sont très remarqués, et la première période...

> Coupe de France de Football 1925


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